Présentation du CEF en vidéo !

Vidéo de présentation du Comité des Élèves Francophones (CEF). N'hésite pas à la partager un maximum !

Le bien-être à l'école, on en parle ?

Nous sommes le vendredi 14 octobre 2016 et le CEF On Tour se termine, l’équipe se retire dans son bureau. Rideau.

Rideau, vraiment ? Non, pas du tout, en fait. L’aventure ne fait que commencer. En effet, depuis que les membres du CEF se sont interrogé.e.s sur la vaste thématique du « bien-être à l’école », il nous a semblé que le sujet méritait toute notre attention. A l’instar des Maisons des Lycéens en France, l’idée d’instaurer des espaces physiques réservés aux élèves au sein des écoles a commencé à trotter dans la tête des membres du Comité. Cet espace aurait vocation d’être à la fois un espace de repos et de détente pour les élèves qui le désirent, mais pourrait également servir de lieu où les élèves se retrouveraient afin de créer leurs propres projets.

 

N’est-ce pas dans la salle commune de Gryffondor qu’Harry et ses comparses préparent généralement leurs plans d’action (puisque dans la bibliothèque de Poudlard, il ne leur est pas permis de parler entre eux, sous peine de se faire réprimander par madame Pince, la bibliothécaire) ? L’exemple n’est pas si fantasque puisque en réalité, il illustre bien notre propos : un endroit confortable et accueillant favoriserait la création de projets, permettrait aux élèves de se retrouver entre eux pour devenir des acteurs de leur école.

 

En tant que syndicat des élèves du secondaire, nous avons comme mission de porter la voix des élèves, notre première tâche aura donc été de recueillir le témoignage des élèves sur la question du bien-être à l’école. Nous nous sommes donc mis sur les routes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, deux semaines durant, pour rencontrer un maximum d’élèves du secondaire. Nous les avons interrogé.e.s, à travers un questionnaire construit par les membres du CEF sur les relations entre eux et les autres acteurs de l’école, sur les espaces mis à leur disposition, sur leurs activités en-dehors des cours, sur les fêtes organisées par l’école ou au sein de leur établissement, sur l’offre de nourriture proposée, et même sur la décoration des classes. C’est donc en se basant sur les réponses à ces questionnaires –et donc sur la réalité vécue par les élèves eux-mêmes- que nous pourrons identifier les réels besoins des élèves.

 

 

Si vous êtes élèves du secondaire et que vous considérez qu’avoir la possibilité d’être davantage actif.ve dans votre école ou que la question du bien-être dans l’école est fondamentale, n’hésitez pas à remplir ce questionnaire (disponible ici), ainsi que de nous faire part de vos remarques et de vos idées ! C’est en s’unissant, en mutualisant nos efforts et nos idées que nous pourrons améliorer le futur des élèves et donc de notre société.

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CEF on tour - Le bien-être à l'école !

Cette année, nous allons construire les propositions des élèves du secondaire en matière de bien-être à l'école. Du 3 au 13 octobre, nous nous sommes rendu.e.s dans les grandes villes de Wallonie et de Bruxelles afin de demander l'avis d'un maximum d'élèves sur le sujet. Voici la version électronique du questionnaire pour toi qui n'a pas pu nous croiser (ou qui n'a pas pu répondre au questionnaire jusqu'au bout parce ton bus ou ton tram arrivait ;))

 

Sur base des avis des élèves, les membres du CEF construiront des propositions qu'ils et elles viendront à nouveau soumettre aux élèves au printemps prochain. Tu souhaites participer à nos travaux? N'hésite pas à prendre contact avec nous (cef.asbl@lecef.org) ou à liker notre page facebook pour être tenu.e au courant de nos activités ! 

 

 

 

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Pour ou contre la mixité dans les cours de gym?

 

La Ministre de l'Egalité des chances et des Droits des femmes souhaite que les cours de gym soient mixtes dans les écoles. Sa collègue, la Ministre de l'Education est plutôt contre (plus d'infos). 

 

Pour le Comité des Élèves Francophones, les élèves du secondaire devraient pouvoir donner leur avis sur toutes les questions qui les concernent.

 

Toi qui es élève dans le secondaire, tu en penses quoi de la mixité dans les cours de gym?

 

Participe à notre sondage !

 

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CEF on tour - le bien-être à l'école!

Rejoins-nous!

*3/10 à Mons (rue des dominicains) *4/10 à Woluwé (à l'arrêt Musée du Tram) * 5/10 à Wavre (devant la gare) * 6/10 à Charleroi (Parc Reine Astrid) * 7/10 à Liège (devant la gare des Guillemins) * 10/10 à Namur * 11/10 à Tournai (sur la Grand Place) * 12/10 à Uccle (près de l'arrêt Héros) * 13/10 à Arlon (Place Léopold)

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Le CE1D fait encore parler de lui !

Dans le courant du mois de juin, certains enseignants et observateurs se sont plaints de l’épreuve de français du CE1D qu’ils jugeaient beaucoup trop facile. Au contraire, nous apprenions hier que de nombreux élèves ont échoué à l’épreuve de mathématiques, puisque seulement 53,5% des élèves de deuxième secondaire ont atteint la réussite. Face à cette situation, certains pointent du doigt l’ignorance des élèves, incapables de satisfaire aux exigences minimum de l’épreuve. Et si ce n’était pas eux le problème.

 

C’est en tout cas ce que nous pensons au Comité des Élèves Francophones (CEF). Notre position est la suivante : il faut repenser structurellement le système éducatif tel qu’il existe aujourd’hui. À l’instar des propositions du Groupe Central du Pacte pour un Enseignement d’Excellence, les élèves du secondaire souhaitent l’installation d’un tronc commun qui soit à la fois plus long et réellement commun. Actuellement, celui-ci se termine en deuxième secondaire et une sélection entre différents cours peut rapidement être réalisée. Le CEF, dans son rapport sur le Pacte d’excellence, propose un tronc commun qui débuterait au moment de la scolarisation et qui s’étendrait jusqu’à la fin de la troisième secondaire. De plus, ce tronc commun devra également être polytechnique. Cela permettrait aux élèves de tester plusieurs matières pendant leur parcours scolaire. Les cours généraux habituels de mathématiques, langues, sciences côtoieraient des cours plus manuels, technique et qualifiant comme la menuiserie ou encore la mécanique. De cette façon, à l’issu du tronc commun, les élèves seraient plus armé.e.s au moment de faire un choix entre l’enseignement qualifiant et l’enseignement général. Cela permettrait également de revaloriser le qualifiant et de ne plus en faire un enseignement de seconde zone.

 

Ce nouveau tronc commun impliquerait de repenser les épreuves externes d’évaluation. En effet, le CEF préconise que l’épreuve certificative ait lieu au terme de la troisième secondaire, et donc à la fin du tronc commun. Le CEB (Certificat d’études de base passé en sixième primaire) et le CE1D (Certificat d’Enseignement secondaire du premier degré obtenu en fin de deuxième secondaire) ne seraient pas abandonnés, mais deviendraient formatifs. Ils permettraient aux écoles en général, et aux enseignants en particuliers d’avoir conscience des lacunes qu’il convient de combler et permettrait, par conséquence, un meilleur suivi individualisé des élèves en difficultés.

 

 

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Même pendant les vacances, le travail autour du Pacte pour un Enseignement d'Excellence continue !

Ce sont peut-être les vacances mais ça ne nous empêche pas au CEF de continuer à travailler dans le cadre du Pacte pour un Enseignement d’Excellence. Souviens-toi, le 28 juin, nous avons organisé un Congrès qui a permis la rédaction d’un deuxième rapport reprenant l’avis des élèves. Ce rapport vient d’être envoyé au Cabinet de la Ministre de l’Éducation et sera bientôt disponible en ligne. Consulte régulièrement notre site et sois attentif sur Facebook : c’est là que nous diffuserons l’info !

 

En attendant, revenons un peu sur l’ensemble de ce processus qui a débuté en janvier 2015. Pour rappel, le but du Pacte pour un Enseignement d’Excellence est d’instaurer de nouvelles mesures pour bâtir une école plus juste et égalitaire. Le CEF a obtenu que, pour la première fois, les élèves du secondaire soient associé.e.s au processus de cette (énorme) réforme ! L’avis des élèves sera, on l’espère, pris en compte vu que ce sont les premiers concernés par les mesures qui vont être prises !!!

 

Grâce au CEF, la parole est donnée aux élèves du secondaire (tous les réseaux et toutes les filières confondus) afin qu’ils puissent s’exprimer ouvertement. De cette façon, les élèves sont reconnus comme de véritables acteurs du milieu de l’éducation.

 

Mais comment récolter le plus grand nombre d’avis ? Le CEF s’est tout d’abord rendu à proximité d’écoles lors du premier CEF on Tour pour aller à la rencontre des élèves et leur demander leur avis sur les changements qu’il fallait apporter à l’école. Les ambassadeurs et ambassadrices du Pacte pour un Enseignement d’Excellence ont également réalisé un travail colossal en faisant circuler des questionnaires avec leurs propositions et en échangeant des idées avec les élèves de leurs écoles respectives. Avec toutes ces réponses récoltées, nous avons rédigé un premier rapport que nous avons transmis au Cabinet de la Ministre de l’Éducation.

 

Nous sommes ensuite repartis sur les routes durant le mois de mai pour de nouveau rencontrer les élèves et leur demander leur avis sur les propositions du Groupe central. Le travail qui avait été réalisé pour le premier rapport nous a permis de préciser davantage nos questions, de les rendre plus concrètes. Les résultats récoltés lors de ces consultations ont alors été analysés. Le travail d’interprétation s’est fait tant au niveau quantitatif que qualitatif. Lors du Congrès du 28 juin, les personnes présentes se sont réunies en commission traitant chacune d’un sujet particulier.  Voici les différents thèmes qui ont été abordés et qui se retrouveront dans le second rapport transmis à la Ministre de l’Éducation : la démocratie à l’école, la place de la culture dans l’école, les inégalités, le numérique, la question de la gratuité de l’enseignement, les rythmes scolaires et la question du tronc commun.

 

Outre les avis de chacun.e par rapport aux mesures proposées, ces différents échanges ont révélé qu’il restait encore beaucoup de questions autour des modalités concrètes de la mise en œuvre de ces mesures. C’est pour cette raison que le CEF souhaite améliorer les propositions en organisant des après-midis thématiques qui permettront d’approfondir toutes les questions. Ceux-ci débuteront peu de temps après la rentrée. Nous t’informerons de toutes les infos pratiques très bientôt. 

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Ce mardi 28 juin, viens au grand congrès du CEF !

Ce mardi 28 juin aura lieu le premier grand congrès du CEF ! Rendez-vous est donné à Namur dès 10h pour un accueil sympa au Quai 22, l’espace culturel de l’Université de Namur, situé au numéro 22 rue du Séminaire. J’y vais ! Et toi ? ;-)

 

Avant de décider si tu seras des nôtres ou pas, il serait peut-être utile de préciser quelques détails : c’est quoi un congrès ? On va faire quoi la journée ? Combien je dois payer pour m’inscrire ? Plein de questions auxquelles il faut répondre !

 

Commençons par le début : c’est quoi un congrès ? Et pourquoi un congrès ? Alors l’idée du CEF en organisant ce grand congrès, c’était de permettre à tous les élèves qui le veulent de participer. Normalement, quand le CEF se réunit, c’est soit pour un projet particulier – comme le Pacte pour un Enseignement d’Excellence ou le harcèlement à l’école – soit avec ses membres, les élèves qui ont « adhéré » au CEF et qui s’y impliquent toute l’année. Le congrès, c’est ouvert à tou.te.s les élèves !

 

Qu’allons-nous faire pendant cette journée ? Parce que de 10h à 17h, c’est quand même une grosse journée ! Pas de panique, on ne va pas te demander de rester assis sur une chaise toute la journée à écouter quelqu’un qui parle ! Tout d’abord, on va rencontrer des membres d’autres syndicats d’élèves. La VSK, la Vlaamse Schoolierenkoepel, et l’UNL, l’Union Nationale Lycéenne, viendront pour discuter de comment ça fonctionne chez eux et de ce qu’ils font pour le moment. Ensuite, on va reparler du Pacte pour un Enseignement d’Excellence ! Tu te rappelles, la grande réforme dont on parle depuis septembre ? On a collecté l’avis des élèves sur les idées que les « adultes » veulent mettre dans cette réforme. Par exemple, que la journée à l’école commence à 8h30 et termine à 17h. Tu es d’accord ? Pas d’accord ? Viens le dire demain ! Enfin, on te promet qu’on va bien rire, qu’il y aura des chouettes animations, et à boire et à manger plus qu’en quantités suffisantes !

 

En ce qui concerne le prix d’inscription, ça va être très court. Tout est GRATUIT ! Et oui, au CEF, on ne veut pas que seuls les élèves dont les familles savent payer, participent à nos activités. Alors on prend tout en charge : ton ticket de train ? On te l’envoie à l’avance, réservé et payé ! Le dîner ? C’est fourni ! Le goûter aussi (et il n'y aura pas que des pommes, c’est promis !)

  

Alors ? Convaincu.e ? Inscris- toi sur l’événement Facebook ici ou envoie nous un mail avec la gare dont tu pars ! Ton ticket de train arrivera direct, y a plus qu’à l’imprimer et nous rejoindre demain à 10h à Namur ! 

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Les grèves, ça sert à quoi ?

Depuis plusieurs mois, et surtout ces dernières semaines, on parle beaucoup de grève, de ce que c’est, de ce que ça implique. Mais en fait, c’est quoi une grève ? Pourquoi il y en a ? Quel est l’objectif ? À quoi ça sert ? Prise d’otage ou droit fondamental ? Le CEF t’aide à y voir clair ! 

 

D’où vient le mot grève ?

Au départ, la Grève était une place, à Paris, où se rassemblaient les gens qui n’avaient pas de travail, pour que les employeurs sachent où chercher s’ils voulaient embaucher des gens.  

 

C’est quoi une grève ?

C’est un arrêt de travail de plus ou moins longue durée, décidé par les travailleurs, pour donner plus de poids à des revendications adressées à leur employeur et le forcer à négocier avec eux quand la concertation sociale a échoué. La concertation sociale, ce sont tous les mécanismes prévus pour le dialogue et la concertation entre les représentants des travailleurs (les syndicats) et les représentants des employeurs.

 

En effet, si l’employeur veut demander quelque chose à ses employés (par exemple, « j’aimerais que vous fassiez plus d’heures de travail »), il a un moyen de pression simple : soit les travailleurs le font, soit ils sont renvoyés et d’autres gens, qui accepteront ces conditions, seront engagés.

 

Par contre, si les travailleurs veulent quelque chose (par exemple, « on aimerait avoir plus de jours de congé ») et que le patron n’est pas d’accord, que se passe-t-il ? Les travailleurs menacent de s’en aller ? Il engagera d’autres gens, il y a tant de personnes qui n’ont pas de travail ! Alors les travailleurs ont pensé à faire grève : si l’entreprise ne tourne pas, l’employeur sera ennuyé. Très ennuyé ! Et plus cela dure, plus il sera ennuyé. L’objectif est qu’il soit tellement ennuyé, qu’il veuille tellement que ses travailleurs se remettent au boulot, qu’il accepte d’écouter les demandes des travailleurs. Il s’agit donc d’un moyen pour rétablir collectivement un certain équilibre dans la relation employeur-travailleur, le premier ayant beaucoup plus de pouvoir que les seconds.

 

Un peu d’histoire…

Les mouvements de grèves ont commencé au 19ème siècle, surtout dans les entreprises privés (le secteur public était interdit de grève). Les grèves étaient alors sévèrement réprimées : licenciements, travailleurs blessés et même tués ! La grève est aussi employée pour des revendications politiques, comme le suffrage universel au début du 20ème siècle. En 1936, grâce aux grèves syndicales en front commun, les travailleurs se voient octroyer des congés payés pour la première fois. Le repos le dimanche, l’interdiction de faire travailler les enfants et l’obligation de les envoyer à l’école, le droit de vote des femmes, … Autant de droits qui nous semblent maintenant normaux, mais qui ont été acquis grâce aux mouvements sociaux, et notamment des travailleurs, pour améliorer leur quotidien.

 

Existe-t-il un droit de grève ?

Deux textes internationaux proclament officiellement le droit de grève : la Charte sociale européenne du 18 octobre 1961, puis le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels du 19 décembre 1966. La Belgique avalisera le Pacte par la loi du 15 mai 1981 qui limite l’exercice de la grève à la police, l’armée et certains fonctionnaires et elle ratifiera la Charte de 1961 en juillet 1990. 

 

Au-delà de ces dispositions internationales, le droit belge ne définit pas le droit de grève. Ce dernier est donc plutôt régit par le droit du travail, le droit de se rassembler, la liberté d’expression, … Il existe cependant des modalités qui encadrent la tenue d’une grève : prévenir qu’il y aura grève avec les modalités globales, dans un certain délai, fait partie des balises négociées avec les syndicats. 

 

Une grève, c’est toujours la même chose ?

Non ! Il existe plein de formes de grèves différentes, qui se sont développées au fil du temps. Ainsi, on peut parler de :

Grève générale : c’est une grève qui unit la grande majorité des travailleurs d’un pays, autour de revendications générales.

Grève surprise : grève sans qu’un préavis ait été déposé au préalable.

Grève sauvage : grève décidée par les travailleurs, sans consigne syndicale. 

Grève tournante : grève qui enchaîne des mini-grèves successives dans des endroits, secteurs, ateliers différents. De cette manière, les effectifs ne sont jamais au complet, mais ce n’est jamais la paralysie totale et cela limite les pertes de salaire.

Grève du zèle : les travailleurs respectent toutes les consignes et règlements à la lettre, de manière à ralentir le plus possible leur travail.

Piquet de grève : un groupe de grévistes bloque ou réduit l’accès au lieu de travail pour empêcher les autres salariés d’aller travailler.

 

Pourquoi une grève ?

Il n’y a pas une seule et bonne raison de faire grève ! Chaque mouvement à ses motivations, qu’il est important de connaître avant de juger l’action positivement ou négativement. Il existe plusieurs moyens de savoir pourquoi une grève a lieu. Tout d’abord, les médias parlent généralement d’une grève quand elle a lieu. Attention cependant à ne pas se limiter aux embarras de circulation que cause un mouvement, et à tenir compte d’enjeux parfois indirects qu’à tel ou tel média pour défendre son avis. Ensuite, les syndicats communiquent sur les mouvements de grève des travailleurs. Les sites internet et page Facebook des syndicats peuvent donc aussi constituer une bonne source. Enfin, si tu passes devant un piquet de grève ou que tu croises des gens avec des signes d’appartenance à un syndicat à l’origine de la grève, n’hésite pas non plus à leur demander poliment pourquoi ils font grève. Les travailleurs mobilisés sont en général plus que contents de pouvoir partager les raisons de leur colère !

 

La grève c'est sympa, on ne travaille pas, on boit des bières et on fait des barbecues ?

On peut régulièrement lire, voir ou entendre que les grévistes veulent juste faire un barbecue et boire des bières au lieu de travailler, et que cela constitue le motif principal de leur action. Il est important de se rappeler qu’un travailleur n’est pas payé par son employeur durant les jours de grève. Il peut recevoir une indemnité symbolique de son syndicat, s’il est syndiqué ! Cela ne couvre cependant qu’une faible partie du salaire, si et seulement si le syndicat a marqué son accord quant à la grève. De plus, il n’est pas rare que des incidents se produisent les jours de grève, comme des altercations entre grévistes et non-grévistes, verbales ou physiques, qui rendent cette pratique beaucoup moins agréable que ce que l’on ne pourrait le croire.

 

Quelques grandes grèves en Belgique

Pour finir, voici un petit rappel des acquis obtenus grâce aux mouvements sociaux. Parce que c’est vrai que la grève, ça ne fonctionne pas toujours, mais qu’il faut garder en tête ce que l’Histoire nous a appris.

 

1886 : grèves ouvrières massives à travers toute la Wallonie. Suite à cela, plusieurs lois sont adoptées, notamment sur le travail des femmes et des enfants, sur les salaires, sur la sécurité et la santé des ouvriers, sur la création des conventions collectives, ... 

 

Avril 1902 et 1913 : grèves générales pour l'instauration du suffrage universel. Ce n'est qu'en 1919 qu'il sera acquis (pour les hommes uniquement).

 

Hiver 1960-1961 : grève générale. Plus d'un million de personnes font grève contre la « loi unique », un programme d’austérité qui touche les services publics et le secteur privé. Plusieurs personnes meurent lors d'affrontements avec la police. La loi unique passera quand même...

 

Printemps 1986 : grèves contre les politiques d'austérité du Gouvernement Martens VI. Des centaines de milliers de travailleurs descendent manifester dans les rues.

 

Février à juin 1996 : grève massive dans l'enseignement à travers toute la Communauté française. Les élèves n'auront cours pendant plusieurs mois car les professeurs, rejoints par les élèves et les étudiants du supérieur s'opposent aux mesures d'économie prévues dans l'enseignement (3.000 profs en moins! ) et réclament son refinancement. L'enseignement et l'ensemble des politiques de la Communauté française ne seront refinancés (en partie) qu'au début des années 2000.

 

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On the road again !

Le CEF est reparti à la rencontre des élèves

Un élève explique à Catherine ses difficultés de se lever si tôt le matin.
Un élève explique à Catherine ses difficultés de se lever si tôt le matin.

Vroum ! Vroum ! Le fier et imposant bus du Délégué Général aux Droits de l’Enfant, conduit par Momo avec toute la dextérité nécessaire au pilotage d’un pareil bolide, nous a encore une fois permis de sillonner la Fédération Wallonie-Bruxelles. Tour à tour Charleroi, Liège, Wavre, Nivelles, Molenbeek, Tournai et Schaerbeek ont été le théâtre d’un curieux rituel : la fine équipe du Comité des Élèves Francophones (CEF) accompagnée des ambassadrices et ambassadeurs du Pacte s’est installée le temps d’une après-midi à proximité d’écoles … pour donner la parole aux élèves 


Le but de ce second CEF On Tour était donc de permettre aux élèves, principaux concernés par la réforme de l’enseignement, de prendre connaissance des mesures proposées dans le cadre du Pacte ainsi que de s’exprimer sur celles-ci. Calepins à la main et cheveux au vent, les équipes du CEF sont donc parties demander aux élèves du secondaire ce qu’ils pensent vraiment des propositions du Pacte pour un Enseignement d’Excellence. Ces propositions, émises par le Groupe Central du Pacte d’Excellence, sont en réalité une multitude de mesures très concrètes qui, ensemble, auront vocation à bâtir une école plus égalitaire et plus juste. À cet égard, rappelons que certaines de ces propositions émanent des élèves eux-mêmes, puisque ces derniers ont également fourni un rapport à la Ministre de l’Éducation. Défendu par Bernard Devos, le Délégué Général aux Droits de l’Enfant en personne, le rapport des élèves a permis à ces derniers d’être considérés comme des acteurs à part entière lors des réunions du Groupe Central. En partant de propositions très concrètes, les élèves ont pu, lors de ce CEF On Tour, donner leur avis sur 37 propositions concernant des sujets aussi importants pour eux que la gratuité de l’enseignement, les inégalités et la démocratie à l’école, la place du numérique et de la culture dans leur parcours scolaire, …

 

Il s’agit, pour le CEF, de s’assurer que les mesures proposées par le Groupe Central du Pacte soient en adéquation avec ce que veulent les élèves. Le résultat de ces consultations sera affiné  par les élèves qui souhaitent s’investir plus loin dans le processus lors d’un congrès qui se déroulera le 28 juin à Namur. Un deuxième avis sera dès lors remis à la Ministre afin que l’avis des élèves du secondaire soit tenu en compte dans la suite des travaux.

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Le CEF on tour, c'est reparti!

Du 12 au 20 mai, le CEF repart sur les routes de Wallonie et de Bruxelles dans le cadre du Pacte pour un Enseignement d'Excellence. Le rapport des élèves, comme tous les autres rapports des acteurs de l'enseignement, a été transmis au Groupe Central du Pacte. Sur cette base (bien fournie!), ils ont émis des propositions qu'ils ont transmises à la Ministre. Le Gouvernement se prononcera sur ces propositions dans quelques jours. 

 

Ce sont ces mêmes propositions qui seront soumises aux élèves du secondaire de la FWB. À partir de leurs avis, nous ferons à nouveau un rapport que nous remettrons à la Ministre. Bloque déjà la date du 28 juin dans ton agenda ! C'est ce jour-là que nous nous retrouverons à Namur au Quai 22 (rue du Séminaire 22) pour rédiger ce rapport.

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