Une campagne clé-sur-porte contre le harcèlement dans ton école !

 

Tu souhaites te mobiliser contre le harcèlement et mener avec ta classe une campagne de lutte contre le harcèlement dans ton école ?

 

La Ministre de l’Éducation, Joëlle Milquet, lance un appel à projets pour soutenir les élèves de l’enseignement secondaire au lancement d’une campagne dans leur école. Une subvention pourra être accordée aux projets qui répondent aux critères de sélection.

 

Pour t’aider dans la mise en place de ton projet , le Comité des Élèves Francophones peut te fournir une action clé-sur-porte et un appui méthodologique. Pour l'obtenir, remplis ce petit formulaire et nous te la ferons parvenir dans les plus brefs délais !

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.


Qui contacter en cas de harcèlement à l'école?

Tu es victime, témoin, auteur de harcèlement à l’école et tu ne sais pas à qui t’adresser pour demander de l’aide ?


Un dépliant est à ta disposition. Télécharge-le ici :


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Harcèlement à l'école - dépliant à destination des élèves
Harcèlement à l école - dépliant élèves
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Harcèlement à l'école, ce qu'en disent les élèves !

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Enquête du CEF sur le harcèlement à l'école - juin 2015
Télécharge tous les résultats de notre enquête!
Enquête du CEF sur le harcèlement à l'éc
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Dans le cadre de sa campagne contre le harcèlement à l’école, le Comité des Élèves Francophones (CEF) a interrogé près de 500 élèves du secondaire sur tout le territoire de la Communauté française.

 

Les résultats que nous avons obtenus sont interpellant et démontrent que des mesures sont à prendre d’urgence pour améliorer le climat dans nos écoles : 95% des élèves interrogés déclarent avoir été témoins de moqueries envers un autre élève, 88% d’entre eux de l’isolement d’un élève, 61% de vols d’objets appartenant à un autre élève et plus d’un élève sur deux (56%) déclare avoir assisté à des violences physiques sur un autre élève. Ces faits se déroulent, pour 97% des cas, à l’intérieur de l’école. Souvent en classe et même en présence d’un ou de plusieurs adultes.

 

L’ambiance de nos écoles est donc très préoccupante. La situation est telle que près d’un élève sur deux cache quelque chose à ses camarades de classe par peur des moqueries. Et parmi les éléments qui sont dissimulés, beaucoup ont trait à la situation socio-économique de l’élève, à son orientation sexuelle ou encore à des faits de maltraitance, …

 

Quant aux victimes de violences à l’école, c’est presque 70% des élèves que nous avons interrogés qui nous ont confié avoir fait l’objet ne fût-ce que de moqueries à leur égard. Seuls 14,5% des élèves demandent de l’aide lorsqu’on les embête et 57,9% de ceux et celles qui l’ont fait ont estimé que cela ne les avait pas aidés Lorsque les victimes se confient c’est d’abord à leur-e-s ami-e-s (50%), suivi de leur famille (30%), puis du personnel éducatif (21,7%), d’un membre du CPMS (13,3%), du médiateur scolaire (11,7%) et à d’autres personnes (5%). Il est à noter que 35% des victimes ne se confient à personne !

 

Pour le CEF, des mesures urgentes doivent être prises. Les dispositifs d’intervention en cas de violence (et donc notamment de harcèlement) qui existent sont encore trop méconnus et beaucoup reste à faire en termes d’articulation et d’adaptation de ces dispositifs à chaque établissement de la Communauté Française.

 

Notre enquête démontre que les élèves et le corps éducatif doivent être mieux outillés et sensibilisés à la problématique du harcèlement à l’école. Le fait de débanaliser ces comportements, qui peuvent être des manifestations de harcèlement, n’est pas le seul problème auquel il faut s’atteler. Il faut également agir :

  • Sur le climat et les relations dans l’école
  • Sur la formation et la sensibilisation de l’ensemble des acteurs de l’école (élèves, professeurs, éducateurs, parents, …)
  • Sur les dispositifs à mettre en place afin de répondre aux différentes situations

Les résultats de notre enquête

L'article du Soir dévoilant les résultats de l'enquête

Toutes les infos sur notre campagne de lutte contre le harcèlement


Page Facebook - Campagne contre le Harcèlement

Le CEF a désormais une page spéciale consacrée à sa campagne de lutte contre le harcèlement à l'école. N'hésite pas à la liker!

Tournage des capsules vidéo dans le cadre de la campagne
Tournage des capsules vidéo dans le cadre de la campagne

Mettre fin au harcèlement à l'école avec le CEF!- vidéo 3

Voici enfin la dernière vidéo, très attendue, tournée par les élèves membres du CEF, dans le cadre de la campagne de lutte contre le harcèlement à l'école. 

 

À partager sans modération.

 

N'oubliez pas, pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, de compléter la petite enquête!


Mettre fin au harcèlement à l'école avec le CEF ! - vidéo 2

Violence, insultes, coups, ... Avec le CEF, réfléchissons comment mettre fin au harcèlement à l'école !

 

N'hésite pas à répondre à quelques petites questions pour alimenter notre campagne et à faire circuler l'info autour de toi !


Mettre fin au harcèlement à l'école avec le CEF!- Vidéo 1

Violence, insultes, coups, ... Avec le CEF, réfléchissons comment mettre fin au harcèlement à l'école !

 

N'hésite pas à répondre à quelques questions pour alimenter notre campagne sur notre petit sondage.


Les membres du CEF montrent leur talent d'acteur

Lancement de la campagne de lutte contre le harcèlement à l’école par le Comité des Élèves Francophones (CEF).

 

Touchés par les conséquences tragiques du harcèlement, les élèves du CEF ont décidé de s’unir et de mener ensemble des actions qui visent à combattre le phénomène de de harcèlement à l’école. Une vingtaine de jeunes du CEF se sont retrouvés pour écrire le scénario et tourner, avec une équipe de professionnels, des vidéos sur le sujet.

 

Ces vidéos  mettent en scène 3 points de vue différents sur la même scène de harcèlement.

 

La diffusion  de ces capsules vidéo en même temps qu’une enquête en ligne constitue la première étape de la campagne. L’enquête servira à faire le point sur le sujet et à recueillir la parole des élèves de l’ensemble de la Communauté française. Sur cette base, le CEF fera entendre leurs voix et leurs revendications via différentes actions. Les élèves sont les premiers concernés par le harcèlement à l’école. C’est de leur bien-être dont il s’agit. Il est donc tout naturel qu’ils aient la parole et qu’ils puissent agir dans la lutte contre le harcèlement à l’école.

 

Le harcèlement est un phénomène qui n’est pas toujours évident d’identifier alors qu’il touche beaucoup d’élèves. Les objectifs de la campagne du CEF sont de sensibiliser le public et les acteurs du secteur de l’enseignement à ce phénomène en y donnant le point de vue des élèves.

 

Rendez-vous sur le site du CEF et sur notre page Facebook pour suivre le déroulement de la campagne et y participer !

 

 


Harcèlement à l'école: visionnage des 3 capsules par les jeunes

Ce mercredi 25 juin, une vingtaine de jeunes du CEF se sont retrouvés pour regarder le film qu'ils ont écrit eux-mêmes, et tourné avec une équipe de professionnels. Le sujet ? Le harcèlement. L'objectif ? Préparer la campagne « stop au harcèlement », sensibiliser et mobiliser contre ce phénomène encore trop présent dans nos écoles.

 

C'est bientôt les vacances ! Et en attendant la remise des bulletins, les jeunes du CEF s'étaient donné rendez-vous dans la bonne humeur pour passer une après-midi très créative. Au menu, visionnage des trois capsules sur le harcèlement, débat autour de ce qui se fait à l'étranger et de ce que nous allons mettre en place pour l’année prochaine mais surtout gourmandises !

 

Nos acteurs en herbe se découvrent enfin sur grand écran. Tout y est. Le jeu, le réalisme, la conviction. Les trois petits films font mouche et on comprend tout de suite le sujet : Faire barrage au phénomène du harcèlement dans nos écoles.

 

Après un mot de notre président, Logan, qui a motivé les troupes en retraçant les grandes étapes de l'année, nos jeunes se sont mis au travail : brainstorming intense sur le futur du projet. Pas de répit pour les cerveaux ! Il s’agit de trouver les bons outils pour interpeller un maximum d’élèves sur la problématique. Comment mobiliser autour du harcèlement ? Comment agir ? À qui allons-nous nous adresser ? De quelle manière ? On peut déjà révéler que la rentrée prochaine promet d'être agitée, et riche en rebondissements.

 

Mais … chut … On ne vous en dira pas plus, car comme tout bon film, une campagne se construit dans la plus grande discrétion. Alors restez attentifs, dans quelques semaines, on vous dévoilera tout ! Bonnes vacances.

 


Un lundi de Pâques bien chargé

Pour finir les vacances en beauté, les élèves du CEF avaient décidé de se retrouver ce lundi pour avancer sur leur projet concernant le harcèlement à l'école. L'objectif de la journée était double : réfléchir à la meilleure façon de faire passer le message mais aussi et surtout d'écrire le scénario des trois capsules vidéo qui seront au cœur de notre campagne.

 

Super motivés, nos jeunes se sont donc mis au travail. C'est que le projet leur tient à coeur, cela fait des mois qu'ils y réfléchissent. Les jeunes sont partir d'un constat alarmant : rien n'est mis en place en Fédération Wallonie-Bruxelles pour lutter contre le harcèlement scolaire. La plupart du temps, les victimes ne sont pas écoutées et leur détresse est niée. « Ce sont des histoires d'enfants », « On voit ça partout », sont autant de commentaires que l'on peut entendre lorsqu'on aborde le sujet avec les adultes responsables. Pour les jeunes, il est important que des solutions soient trouvées et que l'on cesse de nier le problème. Les conséquences pour les victimes peuvent être catastrophiques : dépression, décrochage scolaire, perte de confiance en soi et dans certain cas, cela à conduit à des suicides.

 

L'ambiance de la journée était studieuse et l'enthousiasme de tous a fait de cette journée une réussite ! Lundi de Pâques oblige, des œufs en chocolat étaient prévus pour le ravitaillement des cinéastes en herbe !

La prochaine étape sera celle du tournage. On n'oubliera évidemment pas de vous tenir au courant dans les semaines à venir !               


Mettre fin au harcèlement à l'école, une priorité !

Moqueries, insultes, menaces, racket, rumeurs, l'école peut parfois devenir le lieu de violences ordinaires. Selon une récente étude de l'UCL, un élève sur trois entre la 6ème primaire et la troisième secondaire, serait concerné par le harcèlement scolaire. 15% en seraient victimes, 10%, seraient harceleurs et 5% oscilleraient entre les deux catégories.

 

Les sources du conflit peuvent être multiples : origine sociale, ethnique, religieuse, orientation sexuelle, particularité physique, ou simplement bon élève envié par ses camarades. II n'y a pas véritablement de profil type de victime. II s'agit en général d'une petite différence qui est mise en exergue par le groupe. Dans certains cas, les phénomènes de violence répétées envers un enfant peuvent durer des mois voire des années.

 

Le harcèlement à l'école s'axe en réalité autour d'une relation triangulaire composé du harceleur, de la victime et du/des témoin(s). Chacun permet, par son comportement, aux deux autres d'exister. Si l'un des protagonistes ne joue plus son rôle, la dynamique de groupe est rompue. C'est pourquoi il est utile de s'attarder sur la place des témoins. Sans toujours s'en rendre compte, ils représentent pour le harceleur un soutien important. Que ça soit par leurs rires, leurs silences ou leurs prises de position afin de défendre la victime, ils ont le pouvoir de renforcer ou au contraire d'atténuer le harcèlement. En effet, dénué de public, le harceleur peut ne plus trouver d'intérêt à sa victime et lassé complètement passer à autre chose.

 

Pour la victime les conséquences peuvent être nombreuses : perte d'estime de soi, décrochage scolaire, problèmes de santé, dépression, manque de repères pour le futur, voire dans les cas les plus graves le suicide... Toutefois, les conséquences pour l’enfant harceleur sont aussi, bien réelles. Si un jeune prend l'habitude de s'exprimer par la violence, il pourra à, l'âge adulte, continuer à tyranniser son entourage car sa capacité à ressentir de l’empathie aura été pour ainsi dire réduite à néant. De la même manière que simplement le punir renforcerait son sentiment d'injustice et pourrait renforcer le phénomène plutôt que de l’arrêter. Pour les témoins, le sentiment d'insécurité et le stress pouvant être lié à la loi du silence, peuvent leurs donner une perception négative de l'école contraire aux valeurs de citoyenneté qu'elle est censée véhiculer.

 

Avec le développement des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, une nouvelle forme d'expression du harcèlement est née : le cyber-harcèlement. Si celui-ci ne semble pas avoir amplifié le nombre de victimes du phénomène, il vient en général compléter les violences répétées dans l'enceinte de l'école. Avant l'explosion d'internet, les enfants maltraités pouvaient respirer une fois rentrés à la maison. Aujourd'hui, la persécution peut être incessante car ils sont joignables en permanence par différents canaux. De plus, cachés derrière un écran, certains élèves qui n’auraient pas particulièrement participé au lynchage dans une cours de récré, viennent ici encourager et augmenter la violence des propos sans toujours en mesurer la portée.

 

Toutefois le cyber-harcèlement a permis de mettre en lumière un phénomène souvent minimisé par les adultes. « Cela a toujours existé », « ce sont des histoires de gosses », « ce n’est pas notre responsabilité » sont des excuses devenues intolérables pour beaucoup. Les parents se rendent compte peut-être plus facilement qu'auparavant des violences subies par leur enfant et ont des preuves écrites pour en attester.

Si en théorie les victimes semblent bien protégées par différents articles de lois ou de décret, dans les faits la situation est plus compliquée. Les procédures sont parfois longues mais surtout difficilement accessibles aux jeunes en détresse relationnelle. En effet, seul 5 à 15% des victimes osent en parler par peur des représailles, par honte ou par manque d'informations, à un adulte.

 

Les jeunes veulent avec le CEF interpeller les adultes sur le manque criant de solutions immédiates qui leur sont proposées quand ils se sentent engouffrés dans la spirale de cette violence à l’école. Nous voudrions qu'à terme toutes les écoles prennent le problème à bras le corps et développe, comme le prévoit l'article 8 du Décret Missions, les dispositifs nécessaires pour réduire sensiblement la violence dans les écoles. Outils pédagogiques, espaces d'écoute, personnel encadrant formé, beaucoup de choses restent à créer.

 

Le projet que nous mettons en place (et dont nous vous reparlerons en détails dans les mois à venir) vise à sensibiliser l’ensemble des acteurs des secteurs de l'enseignement et de la jeunesse. Tandis que nombre de pays européens ont pris le problème au sérieux depuis plusieurs années en organisant de vastes campagnes de sensibilisations au harcèlement scolaire, la Fédération Wallonie-Bruxelles est à la traîne en la matière. Tout au plus quelques timides initiatives ont été lancées au cours des deux dernières années. Nous désirons que la Belgique prenne exemple sur ses voisins et se donne les moyens pour enrayer le phénomène.

 

Afin de pouvoir porter le projet jusqu'aux instances concernées, nous voulons mobiliser et rassembler un maximum de personnes autour de ce projet. Si nous ne pouvons être sûrs d'arriver à nos objectifs, nous voulons ouvrir le débat pour ouvrir les yeux de la société sur cette problématique complexe !