CEF on tour bien-être ! C'est reparti!

A l’automne dernier, nous sommes allé.e.s à la rencontre des élèves du secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour les interroger sur leurs “conditions de travail” à l’école.

 

La situation est vraiment très différente d’une école à l’autre... Nous faisons donc différentes propositions pour lesquelles nous souhaitons avoir un maximum d'avis d'élèves du secondaire.

 

Voici une petite enquête à laquelle ce serait vraiment chouette et précieux que tu répondes !

N'hésite pas à la partager le plus largement possible autour de toi!

Plaidoyer pour une réforme adaptée de la formation initiale des enseignant.e.s

 

 

La FEF - Fédération des Etudiant.e.s Francophones et le CEF  ont repensé la formation initiale des enseignant∙e∙s pour que celle-ci corresponde aux besoins de l’école de demain !

 

A l’heure où le Pacte pour un Enseignement d’excellence arrive dans sa dernière ligne droite, il nous faut parler d’un projet de réforme qui devrait lui être intimement lié. En effet, une réforme de la formation initiale des enseignant∙e∙s semble être une nécessité pour accompagner un changement aussi important dans notre système scolaire.

 

Pendant ce temps, le cabinet du Ministre de l’Enseignement Supérieur, Jean-Claude Marcourt, a proposé une réforme de la formation initiale des enseignant∙e∙s, faisant passer les études de trois à quatre ans en y ajoutant un master de 60 ECTS.

 

Le premier élément à noter dans cette réforme est la volonté toujours plus grande des autorités de limiter l’accès aux études en faveur d’une vision élitiste de l’enseignement. Effectivement, il est prévu que des tests d’orientation non-contraignants et des examens d’entrée (contraignants cette fois) soient organisés avant le début de l’année académique. Ces tests constituent un frein à l’accessibilité des études et il ne semble pas extrêmement pertinent de limiter le nombre de futur∙e∙s enseignant∙e∙s lorsque le métier connait déjà une grave pénurie. De plus, lorsque l’on sait que les inégalités liées à la situation socio-économique des jeunes et de leurs parents sont très présentes dans l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles, il semble intolérable de sélectionner et décourager les étudiant∙e∙s.

 

Dans cette réforme, il est également prévu que les enseignant∙e∙s puissent donner cours dans les années inférieures et/ou supérieures à celles pour lesquelles ils.elles sont actuellement formé∙e∙s. En voulant, maladroitement, permettre une continuité dans le tronc commun polytechnique et pluridisciplinaire, la proposition crée un sérieux risque de mise en concurrence des enseignant∙e∙s.

 

Il est aussi à noter que la réforme veut opérer un remaniement dans les appariements en vue de combler la pénurie en langue moderne, en mathématique et en sciences. Il sera donc possible d’être professeur∙e, par exemple, de mathématiques et de néerlandais. Pourtant, afin d’assurer une formation de qualité aux élèves, il est important de conserver des profils de formations cohérents et de ne pas chercher à créer des enseignant∙e∙s bouche-trous.

 

La décision est aussi prise d’augmenter le nombre et la durée des stages, quitte à faire reposer sur les épaules des étudiant∙e∙s une plus grande charge pécuniaire. Car oui, faire des stages entraîne l’achat de matériel, souvent des surcoûts au niveau des transports, etc.  Cependant, rien n’est prévu pour les étudiant∙e∙s stagiaires, ni rémunération, ni prise en charge des frais occasionnés par le stage. Nous le déplorons.

 

Au niveau des rémunérations des futur∙e∙s enseignant∙e∙s, rien n’a été fixé. On pourrait donc se retrouver avec des étudiant∙e∙s qui se forment et paient leurs études plus longtemps, mais dont le travail ne sera pas pris en compte dans leur rémunération.

 

De plus, rien ne semble prévu pour les étudiant∙e∙s actuellement en cours de formation et pour les travailleur∙se∙s déjà formé∙e∙s. Ne nous y méprenons pas, nous devons assurer une égalité de traitement entre tou∙te∙s les travailleur∙se∙s car ils.elles ne sont pas responsables de la formation qu’ils.elles ont reçue. Dans ce cadre, nous demandons une adaptation du salaire à celui qu’auront les futur∙e∙s enseignant∙e∙s et une amélioration de la formation continue durant les heures scolaires afin de permettre à tou∙te∙s de se former du mieux qu’ils.elles peuvent.

 

En résumé, la proposition de réforme émise par le Ministre de l’Enseignement supérieur n’est pas acceptable pour la Fédération des Etudiant∙e∙s Francophones. En effet, celle-ci est faite en dépit de tout bon sens, sans prise en considération du point de vue étudiant sur le choix des études, nuisant à la qualité de service public accessible que revêt l’enseignement et parce qu’elle pousse vers toujours plus d’inégalités.

 

Que proposons-nous ? En réaction à cela, la Fédération des Étudiant∙e∙s Francophones et le Comité des Élèves Francophones ont repensé la formation initiale des enseignant∙e∙s pour que celle-ci corresponde aux besoins de l’école de demain.

 

Nous proposons la création d’un tronc commun pédagogique qui donnerait à tou∙te∙s les futur∙e∙s enseignant∙e∙s les mêmes bases en pédagogie, psychologie, démocratie scolaire, etc. Cela permettra la continuité dans le parcours de l’enfant au sein du tronc commun polytechnique et pluridisciplinaire en ayant engagé une dynamique de travail commune à tou∙te∙s les enseignant∙e∙s. En parallèle à ce tronc, nous proposons un tronc didactique différencié permettant la formation didactique et scientifique des disciplines à enseigner pour le niveau dans lequel l’enseignant∙e veut donner cours.

 

Au-delà d’une structure de la formation réformée, nous proposons une augmentation du nombre d’heures de formation consacrées aux sciences humaines afin de sensibiliser les étudiant∙e∙s aux différentes inégalités qui existent au sein de la société pour stopper la reproduction de celles-ci via l’école, mais aussi pour apporter une vision multiculturelle au sein de l’école. Dans l’idéal, les futur∙e∙s enseignant∙e∙s seraient également formé∙e∙s à l’identification et à l’accompagnement des élèves aux besoins spécifiques et ceux en décrochage scolaire, ainsi qu’à l’utilisation des nouvelles technologies dans le but de préparer au mieux les enseignant∙e∙s à répondre aux besoins des élèves.

 

Enfin, une revalorisation du statut d’enseignant∙e semble inéluctable tout comme un renforcement de la formation continue et de la formation par la pratique.

 

En conclusion, le Comité des Élèves Francophones et la Fédération des Étudiant∙e∙s Francophones continueront à travailler pour soutenir une réforme de la formation initiale des enseignant∙e∙s qui corresponde aux besoins tant des élèves que des enseignant∙e∙s, indispensable pour assurer une société plus juste dans laquelle tout le monde peut trouver sa place et s’épanouir.

 

 

EVRAS ? Vous avez dit EVRAS?

L'Union des Fédérations de Parents de l'Enseignement Catholique a convié le CEF à présenter la position des élèves sur l'Education à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (oui, c'est ça que signifie EVRAS :)) lors d'une de leur réunion de travail.

 

A cette occasion, nous en avons profité pour faire le point sur tout ce que nous avions déjà fait sur le sujet. Au cours de nos travaux sur le Pacte pour un Enseignement d'excellence ou à l'occasion de nos projets comme TLESDE, nous avions déjà traité de l'EVRAS sous différents aspects.

 

Vous trouverez ici le tout compilé ;) 

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CEF et EVRAS
Position du CEF par rapport à l'EVRAS si
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L'école entretient encore des inégalités de genres... En 2017, sérieusement ?!?

Pour le Comité des Élèves Francophones, la journée internationale des Droits des Femmes est l’occasion de rappeler que malheureusement, aujourd’hui encore, l’école reproduit et renforce trop souvent les inégalités de genres. Dans la cour, dans les manuels scolaires, lors du choix des options,… les élèves ne sont pas traité.e.s de la même manière qu’ils ou elles soient filles ou garçons.

 

Nous voulons une école ouverte, tolérante et non-discriminante. Pour y arriver, et pour lutter réellement et efficacement contre toutes les discriminations liées au genre, nous proposons notamment :

  •  Que la prise en compte des inégalités liées au genre fasse partie intégrante de la formation initiale et continue des professeur.e.s mais aussi des éducateur/trice.s et plus généralement de l’ensemble des professionnel.le.s de l’enseignement.
  • Que les structures scolaires soient pensées en termes de diversité de genres. Ainsi par exemple, l’école inclusive doit bannir les distinctions de genre pour les cours de gymnastique ou pour les toilettes.
  • Que l’école cesse de fonctionner sur un modèle de genre binaire « garçon » - « fille », opposant les filles aux garçons et excluant tou.te.s les élèves ne se définissant pas de cette façon-là.

 

Pour le CEF, tou.te.s les élèves sont des élèves ! N’attendons plus pour mettre fin aux clichés et aux stéréotypes sexistes à l’école !

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ASKIP l'école est raciste ? Et toi qu'en penses-tu? - Animation le 22/03

 

Dans le cadre de la Semaine d'Actions Contre le Racisme, le CEF organise le mercredi 22 mars une animation pour débattre du racisme et des discriminations au sein de l'école.

 

Sur base d'une exposition et d'une animation, viens toi aussi donner ton avis sur le racisme à l'école !

 

Les inscriptions sont limitées donc inscris-toi vite en envoyant un mail à l'adresse ikram@lecef.org

 

Et en plus c'est gratuit ;)

 

Informations pratiques : 

> Quand ? Le mercredi 22 mars de 14h à 16h30

> Où ? Avenue Henri Jaspar, 127 à 1060 Bruxelles

> Combien ? C'est gratuit :-)

> Inscriptions : ikram@lecef.org 

 

L'entièreté du programme est disponible sur le site du MRAX 

 

 

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Les Organisations de Jeunesse, acteurs essentiels de la société

Carte blanche de Benjamin Cocriamont, président de la CCOJ


En novembre 2016, des chercheurs de l'Université catholique de Louvain ont publié une étude consacrée au travail des Organisations de Jeunesse (OJ)[1]

Ce secteur, relativement méconnu du grand public, rassemble des associations très diverses, mais qui partagent des valeurs de participation libre et volontaire, d'apprentissage par l'action et l'essai/erreur. À travers leurs actions menées par et pour les jeunes sur le terrain, les Organisations de Jeunesse forment à une Citoyenneté Responsable, Active, Critique et Solidaire (CRACS).

 

Le travail mené par les Organisations de Jeunesse est complémentaire à celui d'autres acteurs fondamentaux de la vie du jeune tels que les parents, l'école ou l'éducation informelle. Bien évidemment, les OJ ne se substituent pas à ces différents acteurs mais se proposent plutôt d'être un partenaire afin de permettre aux jeunes d'élargir leurs horizons.

 

La recherche réalisée en partenariat avec le Laboratoire d'Anthropologie Prospective de l'UCL met en avant deux aspects fondamentaux du travail qu'effectue au quotidien notre secteur.

 

Tout d'abord, elle souligne l'impact positif d'un passage au sein d'une OJ pour les jeunes.

 

Les Organisations de Jeunesse sont des acteurs essentiels de la société. En s'impliquant pour une cause, en débattant de sujets forts, en collaborant, les jeunes font l'expérience de la démocratie participative. Ils acquièrent, par leur engagement volontaire, des logiques et des pratiques démocratiques qu'ils pourront reproduire dans la société de demain. Ainsi, à une époque où les populismes ont pignon sur rue, où le repli identitaire se fait de plus en plus prégnant et où l'ensemble des acteurs de la société civile se demandent comment améliorer le vivre-ensemble, l'activité des OJ est plus que jamais essentielle.

 

L'investissement au sein d'une Organisation de Jeunesse a également un impact positif sur l'employabilité des jeunes. En effet, ceux-ci développent, lors de leur passage au sein des OJ, des compétences recherchées sur le marché du travail. Il ne s'agit toutefois pas d'une fin en soi pour notre secteur et l'objectif prioritaire des OJ est et doit rester la formation de CRACS. Quand on sait que l'emploi des jeunes est une question fondamentale à laquelle nos politiques doivent répondre, force est de constater qu'il s'agit là d'une conséquence positive de l'action des Organisations de Jeunesse.

 

L'étude de l'UCL interroge également la question de l'accessibilité des Organisations de Jeunesse et pointe notamment le fait que tous les jeunes n'ont pas nécessairement accès aux OJ.

 

Si les OJ sont très diverses et que chacune travaille avec un public qui lui est propre, on constate que le Secteur Jeunesse touche une diversité de profils de jeunes. Chaque jeune réalise un parcours singulier et peut trouver dans les différentes OJ existantes l'investissement humain qu'il recherche. Il est essentiel de préserver cette diversité d'activités proposées ainsi que ce pluralisme philosophique, inhérent à notre secteur, qui constituent une véritable richesse.

 

L'engagement au sein d'une OJ doit rester un engagement volontaire. Il existe de multiples exemples où des initiatives individuelles, en-dehors de toute structure organisée, sont menées par des jeunes et qui éveillent également à la citoyenneté. Il convient d'encourager également ces projets.

 

Cette étude, première en son genre, constitue une riche enquête, à valeur scientifique, qui doit servir de base pour les réflexions futures qui seront débattues au sein du Secteur Jeunesse qui, plus que jamais, tient une place prépondérante au sein de notre société. L'investissement et le soutien du politique envers notre secteur sont donc fondamentaux et constituent un véritable enjeu démocratique.

 


[1] Maëlle Vander Linden, Julie Hermesse et Olivier Servais, en partenariat avec l'équipe du CEPESS et le Laboratoire d'Anthropologie Prospective.

 

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L'école doit changer !  3ème rapport des élèves

Ce rapport est le troisième que le Comité des Élèves Francophones (CEF) remet dans le cadre des travaux du Pacte pour un Enseignement d’excellence, pour lesquels nous avons été chargés par la Ministre de l’Éducation de la consultation des élèves du secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Notre rapport du 24 février 2016 « Pacte pour un Enseignement d’excellence – Selon les élèves, comment améliorer l’école ? » reprend une série de propositions faites par les élèves du secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles concernant ce qu’il fallait changer pour améliorer l’école au niveau des différentes filières et de l’orientation, de la formation des professeurs, du décrochage scolaire, des inégalités dans l’enseignement, du contenu des cours, des nouvelles technologies, des tests externes et des évaluations, des rythmes scolaires, de la démocratie à l’école et de la gestion des écoles et des directions.

 

Notre rapport du 18 juillet 2016 « Pacte pour un Enseignement d’excellence – l’avis des élèves sur les propositions du Groupe central » reprend l’avis des élèves du secondaire sur 36 des propositions faites par le groupe central dans son avis n°2 « Orientations relatives aux objectifs du Pacte » de mai 2016. L’avis des élèves porte sur sept sujets : la démocratie à l’école, la culture à l’école, les inégalités, le numérique, la gratuité, les rythmes scolaires et le tronc commun. Ce deuxième rapport visait donc à savoir si les élèves du secondaire étaient plutôt en accord ou en désaccord avec les différentes orientations du Pacte.

 

Ces deux rapports des élèves ont alimenté, parmi d’autres contributions, les travaux du Pacte pour un Enseignement d’excellence. L’originalité de cette démarche aura donc été de compléter et d’enrichir les travaux du Pacte pour un Enseignement d’excellence en fournissant les opinions et avis des élèves du secondaire.

 

Comme annoncé dans notre deuxième rapport, nous avons, de septembre à décembre 2016, approfondi certains des sujets lors d’après-midis thématiques réunissant des élèves et des experts sur différents sujets : nous avons creusé la question des rythmes scolaires avec Bernard Hubien de l’UFAPEC et Joëlle Lacroix de la FAPEO, le tronc commun avec Benoit Koot et une seconde personne du projet « l’Ecole de Tous », la question des remédiations avec Chahed Basma qui est enseignante en mathématique et en charge du projet d’école de devoirs au sein de son établissement et la question de la citoyenneté à l’école avec Bruno Derbaix du MIEC.

 

Le 2 décembre 2016, le groupe central a remis un projet d’avis reprenant les orientations et les initiatives faisant l’objet d’un accord entre les différent.e.s membres de ce groupe[1]. En tant que syndicat des élèves du secondaire, nous tenons nous aussi à insister sur la méthode de co-construction qui a permis à tou.te.s ces acteurs et actrices de l’école d’aboutir à un avis commun : on ne peut réformer durablement l’école qu’avec l’adhésion de ses actrices et de ses acteurs, en ce compris les élèves.

 

Pour la première fois, les élèves du secondaire ont été consulté.e.s tout au long du processus. Et, à la lecture du projet d’avis du groupe central n°3, nous nous réjouissons que certaines de leurs préoccupations aient été prises en compte. Il reste cependant encore quelques points qui, pour les élèves, restent à approfondir.

 

Le présent rapport n'a pas pour vocation de dire si les élèves sont d'accord ou pas avec l'ensemble du projet d'avis n°3. Le laps de temps entre la publication de celui-ci et la remise de notre rapport ne nous a pas permis de renouveler les consultations de grandes ampleurs que nous avions effectuées pour nos deux premiers avis (nous avions d'ailleurs déjà demandé l'avis des élèves sur les propositions pour notre second rapport).

 

Néanmoins le travail que nous avons effectué depuis le mois d'octobre 2015 nous permet ici de donner l'avis des élèves sur la plupart de ces orientations et ces initiatives ainsi que des propositions de mise en œuvre.

 

S'il fallait n'insister que sur une seule, ce serait le renforcement de la démocratie scolaire. Rappelons que la Convention Internationale des Droits de l’Enfant prévoit en son article 12 que « 1. Les Etats parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. ». Les mécanismes de délégation d’élèves mis en place aujourd'hui dans les écoles (quand il y en a) ne sont pas suffisants pour garantir la mise en œuvre concrète de ce droit dans les écoles, et c’est encore moins le cas à des échelons supérieurs comme celui des Pouvoirs Organisateurs ou de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

Dans l'opérationnalisation du Pacte pour un Enseignement d'excellence, ce sont donc ces mesures qui, pour nous, devrons être prioritaires afin de permettre aux élèves de donner officiellement leur avis sur les mesures qui les concerneront pour la suite.

 

Les dernières enquêtes PISA (notamment) montrent bien que l'école telle que nous la connaissons aujourd'hui reproduit les inégalités, voire les accentue. De plus, elle est déconnectée de la société et ne permet pas aux élèves de construire le projet de vie qu'ils ont choisi.

 

L'école doit changer ! Et pour ce faire, il est impératif d'associer les élèves, qui sont les principaux concernés, à ces changements.


 

[1] Le Groupe central est composé d’un.e représentant.e détaché.e de chaque PO, de chaque syndicat d’enseignant, de chaque fédération de parents, de représentant.e.s de l’administration générale de l’Enseignement, d’un.e représentant.e du ministre de l’Enseignement Supérieur et d’un.e représentant.e de la ministre de l’Enseignement de Promotion sociale.

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170210 Avis sur le projet avis 3 du GC C
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Assemblée générale du CEF - 11/02/17

Tu es élève dans le secondaire? Le CEF c'est toi ! A toi d'agir !

 

Nous t'invitons à notre assemblée générale le samedi 11/02 de 11h à 17h à l'Auberge de Jeunesse de Liège (rue Georges Simenon 2 à 4020 Liège).

 

Il y aura plein de chouettes choses au menu:

- comment on développe les sections dans les écoles?

- comment le CEF communique?

- quelle aide juridique le CEF peut apporter aux élèves?

- des retours sur le Pacte d'excellence et la campagne bien-être du CEF

 

Le tout dans une super ambiance ! 

 

La participation à la réunion est totalement gratuite pour les élèves du secondaire (le CEF s'occupe de ton billet de train ou de bus, du repas et de quoi grignoter pendant la journée), il suffit de nous envoyer un petit mail à cef.asbl@lecef.org

 

N'oublie pas d'y préciser:

- ton endroit de départ et d'arrivée (pour le billet de train)

- si tu as un régime alimentaire spécifique (et que tu souhaites un repas sans un type d'aliment particulier)

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Seeds for integration

Tu as un projet dans ton école qui permettra de trouver une solution durable à un problème auquel les étudiant.e.s migrant.e.s et réfugié.e.s sont confrontés? Le fonds Seeds for Integration d'Obessu peut t'aider à le mettre en place!

 

C'est tout simple, il suffit de rentrer ton projet avant le 31 janvier !

 

(et si jamais tu as besoin d'un coup de main, l'équipe du CEF est là pour t'aider ;))

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Au secours, les examens sont là !

Bon, on ne va pas se mentir, les examens ce n'est pas la période la plus cool au monde. Les examens, c'est ce moment qui nous fait angoisser à mort parce que tout le monde -à part soi évidemment- a l'air déjà affreusement au point dans son étude. La période d'examens, c'est aussi le stress qui monte parce que la date de cet horrible examen de math se rapproche en traître à vitesse grand V. C'est également l'inquiétude qui grandit à mesure que l'on découvre que la matière du cours de français s'est accumulée dans notre farde au point de ressembler étrangement à l'Encyclopédie en 50 volumes de Diderot1. Enfin, c'est lors de la session d'examens que l'on se rend compte que l'on est vraiment en guerre froide avec son cours d'histoire et que les verbes irréguliers en néerlandais sont bel et bien de faux-amis ! 

 

Vague de panique donc ! Il n'y a malheureusement pas de solution magique pour réussir ses examens et nos amis scientifiques peinent toujours à inventer la Pilule de Connaissance Instantanée. Ils ont à peine été fichu de fabriquer de la soupe instantanée et ce n'est pas franchement une réussite culinaire ! Cependant, tu n'es pas condamné.e à rater tes examens... et c'est un ancien cancre de service qui te le dit !

 

La clé de la réussite tient en 4 étapes assez simples : comprendre, organiser, synthétiser et ...étudier2. Tu ne dois pas suivre ces 4 étapes à la lettre, mais elles ont au moins l'avantage de te montrer une des voies possibles vers la réussite. Il est important que tu puisses te réapproprier ces étapes en fonction de ta manière habituelle d'étudier.

 

  1. Pour réussir tes examens, il est fondamental de comprendre la matière ! L'étude sans compréhension n'est que ruine de l'âme paraphrasait approximativement mais avec raison mon prof de français. Il est vain d'étudier par cœur son cours sans le comprendre. D'une part, parce que cela risque de te jouer des mauvais tours lors de l'examen et ensuite, parce que tu vas l'oublier aussitôt la période d'examen finie et tu n'auras alors rien appris. Mets donc la période de révision à profit pour faire une simple lecture attentive de ton cours et note les questions éventuelles sur une feuille à part pour les poser à ton professeur (mais pour bien te faire voir, il s'agira de lui poser ces questions avant l'examen proprement dit).

     

  2. Ensuite, il faudra organiser ta matière. Pour cela, il est utile de faire une table des matières que tu pourras ressortir au moment de l'étude pour avoir une vue d'ensemble de ton cours. Faire un plan d'étude est également une bonne stratégie de réussite : tu noteras à l'avance des objectifs d'étude pour t'éviter de te retrouver la veille de l'examen avec les chapitres les plus durs à étudier. Si c'est le cas, fais rapidement une recherche en ligne pour savoir s'il n'y a pas de récentes avancées dans le domaine de la Pilule de Connaissance Instantanée.

     

  3. Lorsque tu as organisé ta matière, tu pourras la synthétiser. Il s'agit de résumer le contenu de ton cours pour le rendre plus digeste et schématique. La synthèse a le double avantage de déjà te faire apprendre ce dont il est question dans ton cours et d'être également un excellent outil de révision de dernière minute (celle où tu es devant la porte de la classe).

     

  4. Enfin, la dernière étape est celle de l'étude. Si tu as bien respecté les étapes précédentes, les romains ne s'empoigneront pas, car une grosse partie de la matière aura déjà été mémorisée. En effet, puisque tu as déjà lu attentivement tes cours et posé tes questions sur les différents éléments problématiques, puisque tu as organisé ton temps d'étude et puisque tu as réalisé des synthèses (avec plein de fluo, des flèches qui vont dans tous les sens et des petits dessins dans les marges pour rendre le tout plus joli), tu es fin prêt.e pour apprendre les dernières petites définitions, les quelques dates, les deux-trois formules qui resteront !

     

Surtout, surtout, n'oublie pas de manger sainement, de dormir assez, de faire de l'activité physique et de t'aérer. C'est sans doute bateau mais il vaut mieux mettre toutes les chances de ton côté en faisant en sorte de bien traiter ton corps et ton cerveau pendant cette période où ils seront mis à rude épreuve :) 

 

Le Comité des Élèves Francophones est de tout cœur avec toi. N'hésite pas à nous envoyer un message privé si tu rencontres des difficultés, nous sommes là pour toi ! Bonne réussite à tou.te.s ! 

 

 

1 En français ancien dans le texte, évidemment !

2 Je sais que le mot « étudier » n'est pas le plus agréable, je vous l'ai donc écrit en plus petit pour qu'il fasse moins mal.

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